Les enfants Zèbres

hypersensibles (HSP) -hyper empatheHP :haut potentiel -  Surréficients – Surdoués  -surdoué –  gifted

Emission de radio : interview par Ingrid van Den Peereboom

Les enfants Zèbres  sont aussi complexes que merveilleux. Ce sont des enfants surdoués sur ce qui les passionnent et paradoxalement terriblement démotivés sur ce qui ne les passionnent pas; leur multiples paradoxes pourraient être déstabilisant pour les parents ou enseignants qui n’ont pas encore trouvé les clés pour accompagner ces enfants. Leur monde est dirigé par leurs affectes. Leurs émotions sont souvent extrêmes et très souvent paradoxales.  Ils se sentent souvent submergé. Et donc ça n’est pas toujours facile pour eux socialement. Une fois qu’ils se comprennent mieux et s’acceptent dans leur différences, ils pourront plus facilement s’adapter à leur environnement.

Seulement sans le bon mode d’emploi, certain parents s’épuisent devant leur complexitude.  Depuis quelques années déjà, je me suis spécialisée dans l’accompagnement des personnes à haut potentiel.  Je mets mon expérience et mes acquis à votre profit pour vous aider à comprendre votre enfant en vous transmettant des techniques pédagogiques simples et parfaitement adaptées à leur profil.

Les enfants Zèbres représentent 20 % de la société. Groupe à l’intérieur duquel on retrouve les enfants HP à haut potentiel (5%) les asperger les hypersensibles, les hyperempathes. Les zèbres sont ni mieux ni moins bien que les autres, ils sont juste différent.

Si votre enfant est zèbre, alors forcément que l’un des 2 parent l’est aussi. Grace au travail de Elaine Aron nous savons aujourd’hui que l’hypersensibilité est génétique.

L’intelligence des Zèbres est aussi différente des personnes traditionnelles.

L’intelligence des zèbres est: 

  • Globale
  • Analogique, fait des liens facilement. 
  • Artborescante. (les autres sont linéaires)
  • Le mental est très actif: ils tourne à 200 à l’heure.
  • Ils sont hyper curieux.
  • Ils posent des milliers de questions.
  • Ils sont très créatifs.
  • Ils sont passionnés.

La vie & le développement des Zèbres

Le bébé zèbre de 0 à 2 ans: les zèbri-choux

A peine il ouvre ces petits yeux que son regard vous transperce. Avec son regard accrocheur, il est un vrai zèbri-chou. Il est curieux, veut tout voir et s’agace si on le laisse dans l’ennui. Il aura du plaisir à être dans vos bras. Il aime que vous lui parliez lui, montriez tout ce qu’il y a autour. Ils adorent les sacs kangourou pour se promener avec vous et découvrir le monde. Déjà bébé, le zèbri-chou est dans les paradoxes : il y a ceux qui dorment beaucoup et ceux qui trouvent déjà ennuyant de dormir et qui veulent passer un maximum de temps avec vous.

Pour ceux qui devront mettre leur zèbre en crèche, vous serez épatés (et épuisés) de constater leur résistance au sommeil en fin de journée. Ils vous aiment tellement qu’ils sont capables de lutter contre leur fatigue. Ils veulent passer tout le temps qu’ils peuvent avec vous.

Ils vous fixent et vous parlent avec leurs yeux. Écoutez-les avec votre cœur et vous aurez des moments de partage magnifiques dès le premier jour. Pour être bon parent de bébé il est important de laisser de côté le mental et de vous connecter à 100% à votre instinct et à votre ressenti. Une fois connecté, il est facile de comprendre chacun, de leur besoin.

Souvenez-vous que jusqu’à 2 ans, l’enfant ne peut pas faire de caprice. S’il pleure quand vous vous éloignez, c’est qu’il a vraiment besoin de vous amour et réassurance.

Aimer, conforter, rassurer, choyer votre bébé, c’est votre privilège de parent.

Je vous recommande la méthode du langage des signes pour bébé. Grace à cette méthode vous pourrez communiquer avec votre bébé bien avant qu’il ait la capacité de prononcer des mots. C’est vraiment amusant et joyeux de partager cela avec son bébé. En plus cela évite bien des frustrations et des pleurs. Grace au langage des signes, votre zèbri-chou sera se faire comprendre.

L’enfant zèbre  de 2 à 12 ans : le zébrinou

Les zébrinoux sont des enfants passionnés & passionnants. Ils demandent beaucoup d’attention et de patience. Ils sont souvent dans les extrêmes. Paradoxalement, ils peuvent être assez solitaire à l’école et détester être seul dans leur chambre. Ne vous étonnez plus des paradoxes des zèbres. Accompagnez-les simplement sur le chemin du milieu, de l’équilibre.

Les zèbrinoux sont très aimants et attachés à leurs parents.

Souvenez-vous bien que les enfants apprennent à :

  •  80 % par imitation.
  •  20% des discours que nous leur faisons.

Alors éduquez les par l’exemplarité. Montrez leur l’exemple :

  • Vous voulez qu’ils soient respectueux, respectez-les.
  • Vous voulez qu’ils disent merci, dites leur merci : Merci d’avoir partagé ce moment, merci de m’avoir fait rigoler, merci d’être dans ma vie.
  • Vous voulez qu’il gère sa colère, c’est normal. Alors commencez par gérer la vôtre en premier, pour mieux lui apprendre comment faire. Parlez leur de vos difficultés et de vos victoires. Osez être vulnérable. Vous amènerez ainsi de l’authenticité dans votre relation.

Les apprentissages les plus important sont :

  • L’apprentissage du non.
  • L’apprentissage de la frustration.
  • L’apprentissage de la patiente.
  • L’apprentissage de l’autonomie.
  • L’apprentissage du respect de soi. Puis du respect des autres.
  • L’apprentissage de l’amour de soi. Puis de l’empathie.
  • L’apprentissage des limites. Savoir les respecter et les poser.

Se respecter soi ne veut pas dire être orgueilleux. Un bon parent ne peut pas avoir d’égo. Il doit être dans la bonté et la générosité. Se respecter soi veut dire écouter ses limites, ses besoins. Se respecter en tant que parent c’est aussi demander de l’aide.

Quand je parle de générosité parentale, je ne parle pas de cadeaux et d’habits de marques. Je parle de votre bien le plus précieux : votre présence:

  • La générosité votre temps, votre disponibilité physique, mentale et émotionnelle.
  • La générosité de votre patiente, de votre écoute, de votre regard sur lui.
  • La générosité de vos paroles bienveillantes et encourageantes.

Et bien sûr une générosité de câlins.

Il est intéressant de suivre les étapes de développement de votre enfant. Pour cela je préfère les théories d’Erikson, qu’à celles de Freud.

L’adolescent 12 à 18 ans– le zèbriteau

L’adolescence est le passage de la vie d’enfant à la vie adulte. De la soumission à la rébellion pour enfin devenir soi : l’individuation.

L’adolescence est une phase complexe et riche en challenge pour les zèbres et leurs parents.

Les zèbriteaux ayant une maturité intellectuelle précoce ont tendance à préférer être assis à la table des adultes plutôt que celle des enfants. Il n’est pas toujours évident pour eux de trouver leur place parmi les adolescents, dans cet univers un peu superficiel parfois. Il y a beaucoup d’adolescents passionnés. Il est vrai qu’à l’école, ceux qui se font remarquer, ne sont pas forcément les intellectuels, ni le geek mais plutôt les perturbateurs.

L’adolescence est un univers avec beaucoup de nouveaux codes à comprendre et à intégrer. Leur corps grandi et cela les fatiguent. Laissez-les dormir. Ils sécrètent de nouvelles hormones et cela les perturbent. Le challenge est également pour les parents. Ils doivent s’habituer à voir leurs petits changer ; devenir des hommes et des femmes autonomes et sexués, Avec les propres idées et opinions.

De zèbrifou à zèbrimou

Au niveau des énergies, les zèbres adolescents passent en quelques secondes de Zèbrifou à zèbrimou. Ne paniquez pas c’est normal. Apprenez-leur à se modérer petit à petit afin de vivre moins de yoyos émotionnels.

Distractions

Le challenge pour les zébriteaux, c’est de rester concentrés sur leurs études, car ils ont souvent beaucoup d’autres centres d’intérêts. De nos jours, il y a beaucoup de façons faciles d’échapper à sa réalité. Ils font face à des distractions intenses avec les copains, l’internet, les réseaux sociaux, le shopping, les jeux vidéo, l’alcool, la marijuana, la cigarette, le maquillage, l’apparence, le sport, le sexe, les intrigues amoureuses, la pornographie, l’appartenance à un groupe…

L’internet les aspire dans son univers, où ils perdent la notion du temps. Aidez-leur à se donner un cadre sain pour chacun de leurs intérêts.

Sans modération, sans limites, ces échappatoires les isolent et les empêchent de vivre leurs propres expériences de vie. Déjà que les zèbres ne sont pas très ancrés de nature, ces distractions les déconnectent de leur vie terrienne. Beaucoup de zèbres ont tendance à préférer une vie virtuelle. Il est important de cultiver sa vie terrestre de s’ancrer.

Vouloir échapper à toutes les souffrances en restant derrière son écran c’est échapper à sa vie.

(Voir ancrage dans le tome 1 au chapitre 25)

Les études, le travail, le sommeil et la nutrition en excès ou en insuffisance, sont des indicateurs de stress, d’anxiété et de mal-être chez les adolescents comme chez les adultes. Si vous observez un changement chez votre adolescent, demander de l’aide à un professionnel

Même si on parle beaucoup des problèmes des adolescents, il est bon de garder en tête que 80% des adolescents vont bien. Souvent leurs crises ne sont que le miroir des manquements de leur parents. Je recommande à tous les parents d’avoir l’humilité de se poser des questions, de se faire aider quand leurs enfants traversent des phases compliquées. Nous sommes tous en chantier perpétuel. Il n’y pas un âge où on peut se dire suffisant en maturité. Nous pouvons à tout âge nous remettre en question, apprendre et évoluer.

Être soi

Il semble important pour les adolescents d’appartenir à un groupe, plutôt que d’être en solo. Les zèbres n’aiment pas trop les groupes qu’ils perçoivent comme des boîtes enfermantes : « les intello, les geeks, les sportifs, les cools, les fêtards, les populaires… »

Beaucoup voient l’idée d’appartenir à un groupe comme négatif car cela les éloigne des autres groupes. C’est effectivement réducteur d’appartenir à un seul groupe. D’autres ne trouvent pas de groupes auxquels appartenir et se sentent différents. Ils se jugent et se rejettent eux-mêmes en se dénigrant avec des phrases comme « je suis bizarre, je ne suis pas comme les autres.  Je suis un extra-terrestre.»  En réaction, certains vont s’isoler et d’autres vont développer un « faux self » (voir tome 1 § 40 Le faux self).

Il est bon de leur rappeler qu’ils ne sont pas seul. Et même s’ils se sentent comme un extra-terrestre, il y en a d’autres. Le but du jeu est de les trouver.

Dites-leur de brancher leur radar-à-zèbre pour trouver des personnes qui ont le même esprit, le même humour.

Mettre des masques à l’adolescence peut paraître une meilleure alternative que d’être tout seul ou d’être celui qui se fait embêter ou moquer. Si vous choisissez de mettre des masques pour un peu plus appartenir au groupe, faites-le en toute conscience.  Pensez à l’enlever régulièrement. L’importance c’est de ne pas s’éloigner de son « vrai moi » mais de rester authentique, et fidèle à soi.

Pour survivre la jungle sociale de l’adolescence., cherchez à mettre votre radar sur les autres zèbres. Cherchez un groupe d’amis bienveillants, ne cherchez pas forcement à faire partie des « cools ».

« Smart is the new cool ! »

Certains vont même faire le choix d’appartenir aux groupes de ceux qui sont brutaux, (les bullies) pour être sûr de ne pas être la victime de harcèlement ce qui va les éloigner d’eux-mêmes. Plus tard, ils risquent de ressentir de la honte. Si ça été votre cas, pardonnez-vous tout comme vous pouvez demander pardon à ceux que vous avez blessé. Faites amende honorable.

C’est bien d’en prendre conscience afin de s’en libérer pour grandir plus sereinement.

Les plus sereins sont ceux qui s’acceptent en tant que zèbres, tels qu’ils sont, et qui trouvent des amis qui les aimeront comme ils sont avec des centres d’intérêts communs.

Les hormones

Les hormones ont tendance à accaparer l’attention des adolescents. On ne peut pas lutter contre, juste danser avec.

Il y a parfois un décalage de maturité entre les enfants, lié aux hormones. Certains reçoivent leur première douche hormonale à 11 ans et d’autres à 15 ans. Des amitiés se délieront alors que d’autre se créerons. Les zèbres n’aiment pas trop le changement alors il est bon d’en parler avec eux afin de les préparer.

Le décalage de maturité entre les adolescents peut provoquer des ruptures amicales qui peuvent être vécues de manière très intense et injuste pour un hypersensible. On ne peut ni forcer, ni bloquer les hormones. C’est juste le cycle naturel de la vie. Alors il est bon d’accepter cette réalité et de ne pas voir cela comme une injustice.

La pensée abstraite

Certains doivent vraiment lutter pour rester un élève discipliné à l’adolescence. Le passage à la pensée abstraite peut les déstabiliser dans son manque de sens concret pour les zèbres. Beaucoup d’écoles suivent encore un système pédagogique créé en 1950 et les adolescents d’aujourd’hui s’ennuient. La façon d’enseigner n’est plus adaptée à la génération actuelle.

Pour ceux qui en ont le luxe, cherchez des écoles avec une pédagogie qui vous correspond.

L’adaptation

Pour les parents de zèbres, l’adolescence de leurs enfants est comme un orage qui traverse leur vie, un ouragan dans leur salon, un tsunami dans leur salle de bain. Alors pour survivre cette tempête, ayez de bons amis, de la patiente, et de l’humour.

Chers parents d’ados : Ne lâcher rien. Accrochez-vous comme Ulysse à son mat, et le calme reviendra. On ne sait pas quand, mais nous savons qu’ils vont finir par sortir de cette phase. (Enfin presque tous  )

La confiance

Si vous découvrez que votre enfant est zèbre avant son adolescence, c’est une chance car vous pourrez le préparer au monde mystérieux des adolescents. Si vous le découvrez pendant l’adolescence, préparez-vous à un challenge. Montrez-lui que vous lui faites confiance. Stimulez son sens inné de l’autonomie. Activé sa soif de liberté pour le motiver à se discipliner. Éduquez-le dans l’objectif de développer son autonomie. Donnez-lui des responsabilités. Pour chaque responsabilité, il gagnera une liberté. C’est à vous de lâcher prise ni trop tôt, ni trop tard. Trop tôt, ils deviendront angoissés. Trop tard ils deviendront dépendants.

Acceptez aussi que la plupart des zèbres ont des parcours atypiques. Soyez solide, vous êtes son phare dans le brouillard. Beaucoup d’entre eux arrêtent les études et travaillent. Plus tard, certains reprendront des études. Ils ont besoin que nous leur fassions confiance et que nous acceptions leur parcours atypique.

Il est important de continuer à veiller au bien-être de votre enfant même s’il est déjà grand. Le cerveau est construit complètement autour des 25 ans. Veillez à ce qu’il ait une vie sociale satisfaisante et nourrissante. S’il est timide, aidez-le à sortir de sa timidité. Aidez-le a se socialiser.

Le harcèlement

Beaucoup de zèbres se font harceler, dû à leurs différences. C’est la triste habitude de l’homme de rejeter les minorités. Comme la plupart des zèbres évitent le conflit, il ne se défendent pas correctement et deviennent des cibles faciles.

Si votre enfant se fait harceler ne lui dites jamais : « ignore-les ! » ou « Ça va passer avec le temps ! » cela empire le problème et les plonge dans une impuissance grandissante. Le harcèlement n’est pas des histoires d’enfant. Le harcèlement, c’est sérieux et peut laisser des traces de trauma à l’âge adulte si ça n’est pas traité correctement.

Donnez-leur des vraies solutions : comme de renforcer sa confiance en lui, en renforçant sa capacité d’autodéfense physique et mentale. Si vous n’avez pas les compétences, déléguez. Dans chaque ville il y a de merveilleux professionnels qui enseignent l’autodéfense psychologique et physique. Organisez des ateliers pour les enfants de votre village, faites venir des experts. Bref soyez proactif, donnez-leur de vrais outils. Et si besoin, changer votre enfant d’école pour qu’il puisse prendre un nouveau souffle et faire un nouveau départ. Même lorsque vous changez, les autres mettent du temps à intégrer votre changement. Persévérez.

La lucidité

L’adolescence est aussi un moment où devenons de plus en plus lucide sur le monde, la vérité, le mensonge, le bien, le mal, la cruauté et stupidité de l’homme-adulte, la politique, la religion, la corruption. Et donc beaucoup d’ados ressentent de la déception par rapport à toutes ces valeurs qu’on leur a inculqué depuis leur plus jeune âge comme :

« Sois gentil, n’embête pas tes petits copains, partage ton goûter, partage tes jouets, papa est tout puissant, maman a toujours raison. » Et pof ! Quand ils deviennent adolescents, ils réalisent que beaucoup trop d’adultes ne suivent pas ces jolies règles de vie, mais qu’ils s’entre-tuent pour un jouet, ne partagent pas leur nourriture, polluent la planète, maltraitent les animaux, ignorent les codes et les lois, mentent, volent, violent et tuent.

Le tout est d’encaisser cette réalité et de rester optimiste sur son avenir sur l’être humain et de de continuer à agir pour le bien. La lucidité rend lasse, pessimiste ou en colère face aux injustices du monde. Aidez-leur à accepter la dualité de notre monde. Le mal existe et le bien aussi alors mettez votre radar sur le bon, et cherchez vos alliés. Il y a de plus en plus de personnes dans la conscience qui œuvrent pour le bien de la planète. Engagez-vous, faites partie du changement que vous souhaitez vivre demain. Agissez aujourd’hui.

Les rituels

Pour accompagner les adolescents je vous recommande les rituels de passage comme le faisait nos ancêtres. Rituel pour les garçons de devenir des hommes. Rituels pour les filles quand elles deviennent des femmes. Les rituels aident toute la famille comme l’adolescent à intégrer que l’enfant est devenu adulte.

Les milléniums 

Les adolescents d’aujourd’hui, les milleniums, sont plus orientés vers un équilibre de vie, vers leur bien-être que les générations précédentes Ils sont moins individualistes et carriéristes. La grande différence, pour la première fois dans l’histoire, est que le système de référence n’est plus les parents, les professeurs, l’église, mais Google. C’est à nous d’accepter cette donnée et de les accompagner au mieux, de manière adaptée à leur nouveau système de référence, et leurs nouveaux codes.

 

 

Les stades de développement selon Erikson

  • L’âge                          L’apprentissage
  • De 0 à 18 mois :         Confiance vs Méfiance.
  • De 18 m. à 3 ans :      Autonomie vs Honte et Doute.
  • De 3 à 6 ans :             Initiative vs Culpabilité.
  • De 6 à11 ans :             Productivité versus Sentiment d’Infériorité.
  • De 12 à18 ans:            Identité versus la confusion des rôles.
  • De 18 à 34 ans :         Intimité versus isolation.
  • De 35 à 65 ans :         Générativité versus Stagnation.
  • De  65 ans  à plus :     Intégrité personnelle versus Désespoir.

1)  De 0-18 mois : Confiance vs. Méfiance.

  • L’enfant dépend de sa mère (ou de son soignant primaire) pour survivre et se sentir bien.
  • Va-t-elle me donner à manger quand j’ai faim ?
  • Va t’elle me rassurer quand j’ai peur ?
  • Va-t-elle me câliner quand j’ai besoin d’amour ?
  • Va-t-elle me stimuler quand je m’ennuie ?
  • Me donne-t-elle de la valeur ?
  •  Va-t-elle s’attacher ou me rejeter ?

La relation du bébé et de son soignant primaire déterminera s’il fait confiance ou se méfie des gens. Cette phase est liée à la nourriture. La force adaptative qui se développe est donc l’espoir.

2)  De 18 m. -3 ans : Autonomie vs. Honte et Doute. 

L’enfant va chercher à accomplir seul les taches de son quotidien. Il cherche a développer le contrôle personnel sur son habileté. Sa force sera la volonté. Si l’enfant est correctement accompagné et sécurisé il va prendre confiance qu’il peut y arriver seul et va développer son sens de l’autonomie. Si l’enfant est poussé trop vite à grandir ou si on l’empêche d’avancer dans son développement, il va douter de lui et avoir honte de son incapacité de contrôler son corps. Cet apprentissage est en grande partie lié à l’apprentissage de la propreté.

3)  De 3-6 ans :           Initiative vs Culpabilité. 

L’enfant grandit et commence à prendre naturellement des initiatives. Il développe son leadership. Ces actions commencent à avoir un but précis. C’est la phase d’exploration. Il comprend de mieux en mieux comment fonctionne le monde physique et relationnel autour de lui. C’est aussi la phase d’apprentissage de la frustration. Si l’enfant est encouragé et sécurisé, il développera un sens de l’initiative. S’il est bousculé ou bloqué il développera un sentiment de culpabilité envers ces besoins et désirs. Sa force adaptative sera la conviction.

4)  De 6-11 ans :         Productivité versus Sentiment d’Infériorité. 

Il prend conscience de l’importance de l’engagement dans ces études. Il se valorise sur sa capacité d’apprendre et de ce qu’il peut accomplir et produire. C’est une phase où l’attitude des enseignant et parent l’aideront à développer sa confiance ou au contraire va lui donner un sentiment d’infériorité. Il s’individualise et développe son sens moral. Si cette phase se passe bien il travaillera avec plaisir. S’il est puni ou moquer, il se sentira inférieur et aura tendance à s’isoler du groupe. Sa force adaptative sera la compétence.

5) De 12-18 ans:         Identité versus la confusion des rôles.

C’est la période des grandes questions : qui suis-je ou vais-je ?

Il forge son identité par les expériences. Les relations sociales sont très importantes. Ils doivent développer leur identité sociale professionnel, sexuel, affective, politique, religieuse… L’objectif est de ne pas se perdre dans des rôles projetés par la société ou la famille mais d’être fidèle à soi. S’il n’est pas fidèle à lui-même il peut se perdre. Sa force adaptative sera la fidélité à son vrai moi.

6) De 18-34 ans :        Intimité versus isolation.

C’est l’âge où le jeune adulte crée des relation intime et amoureuse. S’il réussit il va construire de fortes relations réciproques. S’il échoue il va s’isoler. Ceux qui ont solidifiés leur ego, se sentiront suffisamment fort pour faire face aux éventuels rejets et donc prendre le risque d’aller vers l’autre. Sa force adaptative sera l’amour.

7)  De 35-65 ans :       Générativité versus Stagnation. 

Est-ce que la personne s’implique dans sa société et contribue à son bon fonctionnement. C’est la phase où l’on se réalise professionnellement et l’on crée sa famille.

Si on échoue c’est une phase de stagnation. La générativité veut dire se soucier des générations suivantes, contribuer intelligemment à l’évolution positive, ces responsabilités civiques. L’échec est une personne qui centrée que sur elle et développera un sentiment de stagnation et d’insatisfaction. Sa force adaptative sera l’attention.

8) De  65 ans :                        Intégrité personnelle versus Désespoir. 

C’est la phase de réflexion sur sa vie. Est-ce que la personne se sentira satisfaite de sa vie ? sentira qu’elle a eu une vie riche et qu’elle a contribuer à son évolution ?

Si la personne a réussi, elle ressentira de la sagesse, de l’intégrité. Si elle a échoué, alors elle aura des regrets, du désespoir, de l’amertume jusqu’à la dépression. Alors que le travail aura moins d’importance. Sa force adaptative sera la sagesse.